Argenteuil – Un nouveau jardin dans la ville

Depuis le premier week-end de mars, les Argenteuillais peuvent profiter des Jardins de l’abbaye. Situé en plein centre-ville, sur le site de l’ancienne abbaye bénédictine Notre-Dame d’Argenteuil, ce triple espace vert a été imaginé comme un îlot de paix et de verdure propice à la contemplation et à la rêverie.

rgenteuil - béton décoratif

Le dimanche 2 mars, au 19, rue Notre-Dame à Argenteuil, ont été inaugurés les Jardins de l’abbaye. Véritable îlot de verdure et de tranquillité au cœur du centre-ville, ce projet de la communauté d’agglomération Argenteuil-Bezons a été confié à Francis Tilliette, Jean-Marie Curvale et Jean-Pierre Feugas, qui ont eu la charge d’imaginer une nouvelle vie autour de ce qui demeure de l’abbaye Notre-Dame d’Argenteuil, édifice datant du VIIe siècle. Plusieurs entreprises ont été mandatées pour la réalisation des travaux répartis en trois catégories : les espaces verts, la rénovation du chai et la couverture des vestiges. Si les intempéries n’ont pas facilité la réalisation des Jardins de l’abbaye – le démarrage du chantier ayant eu lieu en hiver –, il faut également souligner que le nombre important d’entreprises travaillant sur un espace relativement modeste – 5 000 m2 – n’a pas rendu le chantier fluide. Cela dit, rien que de très classique ! « Minéral Service s’est vu confier la création des jardins », précise Marjorie Debonnaire, chargée d’affaires Minéral Service en charge du chantier. « C’était un projet très qualitatif qui a associé différentes techniques et matériaux. Nous y avons travaillé le béton et la pierre, réalisé des bassins, des murs et des escaliers. Avec lui, nous avons pu exercer tout le savoir-faire de l’entreprise. »

Aujourd’hui, le visiteur peut profiter en un seul lieu de trois jardins : sur la gauche en entrant, planté de vignes, le jardin productif, qui rappelle le passé maraîcher de la ville, est plutôt géométrique avec des allées en béton sablé mécaniquement, du mobilier et des fontaines ; plus loin, le jardin impressionniste – en hommage aux peintres qui ont honoré la commune au XIXe siècle – est installé en contrebas et possède des allées en béton désactivé avec incrustation de billes de verre noires ; pour finir, le jardin médiéval, situé le long des vestiges, est composé de plusieurs espaces et bassins d’eau où plantes médicinales et évocation de l’ancienne abbaye sont mises à l’honneur. « Ce dernier se décompose en trois chambres successives avec des ambiances différentes, mais toujours liées à l’eau : la salle capitulaire, qui utilise un mur toujours existant de l’ancienne abbaye, le bassin de contemplation et le cloître, avec des parois en granit poli qui agissent comme des miroirs. » Un bel exemple d’inventivité au service de l’histoire et de la mémoire d’un lieu.