Rouen – Les quais de Seine poursuivent leur métamorphose

Rouen – Les quais de Seine poursuivent leur métamorphose

 

 

 

 

 

Après avoir inauguré à l’été 2014 la prairie Saint-Sever (première étape du projet global de réaménagement des quais de Seine de la rive gauche rouennaise, conçu par l’agence lyonnaise In Situ), la métropole a lancé à l’automne dernier une deuxième phase de travaux entre le pont Boieldieu et le pont Guillaume-le-Conquérant. Un nouvel ensemble de promenades verdoyantes, d’aires de jeux pour les plus jeunes et d’aménagements sportifs sont au programme de ce chantier, sur lequel les équipes de Mineral Service sont entrées en action en janvier dernier, pour une livraison prévue début 2017.

Attendues des Rouennais, les 24 Heures motonautiques de Rouen et Rouen sur Mer (entre juillet et août) comptent parmi les événements festifs qui se passent chaque année sur les quais bas situés sur la rive gauche de la Seine. Si leur tenue perturbe le déroulement du chantier en cours dans cette même zone, elle offre aussi au public de prendre la mesure des travaux réalisés. « Cela nous oblige à interrompre, puis à reprendre le chantier plusieurs fois, souligne Sébastien Bonnaffé, conducteur de travaux pour Mineral Service. Avant chaque interruption, nous nous mettons d’accord (avec les organisateurs des événements) sur des zones “ouvertes” et des zones “fermées” afin de mettre en service les zones accessibles et de baliser et fermer celles jugées dangereuses. »

Pensée dans la continuité de la phase initiale, livrée voici deux ans (qui a vu la réalisation d’une prairie verdoyante, avec des aires de jeux, de détente, et des gradins offrant un point de vue sur la cathédrale de Rouen comme sur les nombreuses manifestations environnantes), la deuxième phase de travaux de réaménagement des quais bas est elle-même programmée en deux temps : la création d’une zone de square, comportant essentiellement des jeux d’enfants, entre les ponts Boieldieu et Jeanne-d’Arc ; et d’une autre zone correspondant à l’esplanade de la Curanderie, plus modulable, destinée à accueillir notamment la manifestation estivale Rouen sur Mer et des terrains sportifs le reste de l’année. L’ensemble, qui prend la forme d’un large ruban de 40 000 m2 s’étirant le long du fleuve, est bien sûr parcouru de nombreuses voies piétonnes et cyclables. Les premières font trois mètres de large et sont revêtues d’un béton strié, qui permet l’accessibilité des véhicules de service, sur une surface totale d’environ 6 000 m2. La finition est réalisée manuellement avec un balai métallique. « C’est la première fois qu’on utilise cette méthode à si grande échelle, note Sébastien Bonnaffé. Il a fallu mettre au point des astuces pour parvenir à une parfaite régularité. En l’occurrence, mon chef de chantier a inventé une équerre en bois qu’il venait décaler à chaque passage de balai et qui a permis d’obtenir de très bons raccords. » Pour les voies cyclables, le choix s’est porté sur des bétons poncés. Le bord à quai, destiné à la promenade du public comme à servir d’accès pour les mariniers, bénéficie pour sa part d’un revêtement en béton désactivé. « Là, il a fallu gérer toutes les laitances, parce qu’il était hors de question qu’elles aillent dans la Seine ! Nous avons donc créé un batardeau le long du lavage pour pouvoir les pomper et les envoyer en centre de traitement. » Enfin, plusieurs surfaces d’envergure sont composées de pavés : « Sous les enrobés précédents, il y avait des pavés que l’on a triés, nettoyés et reposés tantôt avec des joints mortier, tantôt avec des joints gazon. » Quel que soit le revêtement utilisé, les équipes de Mineral Service progressent le long de « grandes bandes », entrecoupées de jardins, prairies, arbres (600 doivent en être plantés) et autres massifs de fleurs et d’arbustes… De nombreuses pièces de mobilier urbain et de loisirs parsèment le tout : des banquettes en béton avec des assises en bois, des appuis-vélo, des méridiennes, des baby-foot, des tables de ping-pong, etc. De quoi satisfaire le public rouennais qui sera, on l’espère, le plus large possible !

Crédit photo: Julien TRAGIN – Photographe Indépendant